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Unité médicale des maladies auto-inflammatoires Centre de référence - Pôle de Biologie-Pathologie - CHU de Montpellier - |
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Recherche (Inserm U844) Physiopathologie des maladies auto-inflammatoires Mises au point et transferts de nouveaux outils diagnostiques et pronostiques
Physiopathologie des maladies auto-inflammatoires La fièvre méditerranéenne familiale (FMF) est une maladie auto-inflammatoire de transmission autosomique récessive extrêmement fréquente dans certaines populations du contour méditerranéen. Le diagnostic génétique s'est développé depuis la découverte du gène en cause, MEFV en 1997 par notre consortium Pub. Ce gène exprimé principalement dans les leucocytes, code la protéine Marenostrine/Pyrine (M/P). La colchicine reste le traitement le plus efficace, bien que, d’une façon inexpliquée, environ 5 à 10 % des patients ne répondent pas à ce traitement. 1. Résultats antérieurs Nos efforts jusqu’en 2002 nous ont permis d’identifier le gène de la FMF (MEFV) dans le cadre d’un consortium Pub, de définir des corrélations génotype-phénotype Pub, d’évaluer les facteurs de risque pour l'amylose rénale Pub et de mettre en évidence MICA le premier locus modificateur Pub. Très vite, des similitudes sont apparues avec les patients souffrant de maladie de Behçet et nous avons émis l’hypothèse confirmée ensuite par d’autres, que MEFV est un facteur de susceptibilité pour Behçet Pub et de sévérité pour Crohn Pub. 2. Résultats récents Etude de la région promotrice du gène Pub Analyse de la régulation post-transcriptionnelle 3. Questions abordées dans notre laboratoire Le but des projets de recherche est de déterminer l’implication de la protéine Marenostrine/Pyrine et l’effet de la colchicine dans les étapes de l’inflammation effectuées par le monocyte/macrophage et le neutrophile. (1) Quel est le rôle de M/P dans le chimiotactisme ? Contact : Isabelle Touitou ou Sylvie Grandemange
TRAPS (TNFR-Associated Periodic Syndrome) est une maladie auto-inflammatoire de transmission autosomique dominante. Elle apparaît dans la petite enfance. La prise de glucocorticoïdes reste le traitement le plus efficace dans cette maladie même si certains patients ne répondent peu ou mal au traitement. Les avancées sur la physiopathologie de la maladie ont permis d’envisager de nouvelles thérapeutiques qui sont à ce jour à l’étude comme par exemple les anti-TNF et les anti-IL1. 1. Résultats récents Au cours d’une étude de l’épissage du gène TNFRSF1A chez des individus contrôles et patients, nous avons identifié un nouveau transcrit d’épissage, TNFR1-d2 caractérisé par un épissage de l’exon 2 du gène. Ce transcrit présente une expression tissus spécifiques alors que celle du transcrit TNFR1 est ubiquitaire. 2. Questions abordées dans notre laboratoire Le but des projets de recherche est de déterminer la fonction de TNFR1-d2 et son implication dans la physiopathologie de TRAPS. (1) Comment est régulé l’expression de TNFR1-d2 ? Contact : Isabelle Touitou ou Sylvie Grandemange
La maladie auto-inflammatoire de Behçet (MB) est un désordre chronique multifactoriel. C’est une vascularite multisystémique d’origine inconnue. Elle a été principalement décrite chez le jeune enfant avec une prédisposition ethnique : pourtour méditerranéen, moyen Orient, Japon. A cause de la spécificité de la population atteinte, l’existence de cas familiaux et la forte association avec HLAB51, il est considéré que la MB peut avoir une composante génétique. La MB est difficile à reconnaître et son diagnostic ne repose que sur des critères cliniques définis en 1990. Son pronostic est grave, tant sur le plan fonctionnel (cécité, encéphalopathie) que sur le plan vital (thromboses, ruptures d’anévrismes). 1. Résultats antérieurs Nous et d’autres groupes avons montré que des mutations dans les gènes MEFV et TNFRSF1 sont plus fréquentes dans la MB Pub. Nous avons criblé 3 autres gènes auto-inflammatoires (MVK, PSTPIP1, et LPIN2) chez 97 patients MB and 51 contrôles afin de voir s’ils pouvaient être des facteurs de susceptibilité supplémentaires pour la MB. Cette étude n’a pas mis en évidence une augmentation significative de mutations chez les patients comparés aux contrôles. Pub 2. Questions abordées dans notre laboratoire Le but des projets de recherche est d’identifier le gène putatif chez les patients MB pédiatrique Contact : Isabelle Touitou ou Mouna Barat
Mises au point et transferts de nouveaux outils diagnostiques et pronostiques Mises au point de nouveaux outils diagnostiques Les connexions entre toutes les maladies auto-inflammatoires d’un point de vue clinique mais aussi génétique étant de plus en plus étroites, il nous parait indispensable d’améliorer les techniques de criblage de variants de séquences.
Dans ce but, nous avons mis au point la technique de la courbe de fusion haute résolution (high resolution melting curves, HRM) et l’analyse quantitative afin d’identifier d’éventuel grand remaniement chromosomique (copy number variants, CNV). Nous avons criblés 10 gènes auto-inflammatoirs et trouvé plusieurs nouvelles mutations ponctuelles mais aucun réarrangement génique Pub.
Un nombre important de méthodes de génotypage a été développé. Nous avons recherché une approche fiable et rapidement accessible dans notre laboratoire pour le criblage haut débit de polymorphismes (single nucleotide polymorphism, SNP). Nous avons mis au point les techniques suivantes : TPAP (tetra primer amplification refractory mutation system PCR), UPMA (unlabeled probe melting analysis) et TaqMan SNP genotyping assay. Contact : Isabelle Touitou ou Laurent Philibert ou Nathalie Pallares-Ruiz
Nouveaux gènes et gènes candidats 1. Résultats récents NLRP7 (Nucleotide-binding domain, leucine-rich repeat family, pyrin domain containing 7) est apparenté à NLRP3 and NLRP12, 2 gènes responsables de fièvre récurrentes héréditaires. NLRP7 a récemment été associé à la maladie rare et héréditaire des échecs de la reproduction (RHM, recurrent hydatidiform moles). Nous avons mis en place le diagnostic de ce gène dans notre laboratoire, et trouvé plusieurs nouvelles mutations Pub. 2. Questions abordées dans notre laboratoire (1) Quels gènes candidats sont responsables de la RHM chez des femmes négatives pour NLRP7 ? Contact : Isabelle Touitou ou Laurent Philibert ou Cécile Rittore
Signature des fièvres récurrentes héréditaires Bien que les 4 principales fièvres récurrentes (FMF, TRAPS, CAPS et MKD) soient génétiquement différentes, d’un point de vue clinique ces 4 entités possèdent des points communs. Chacune montrant une hétérogénéité tant en termes phénotypique que génétique (absence de mutation malgré des signes cliniques spécifiques), il est parfois difficile de poser un diagnostic précis dont dépend une thérapeutique ciblée efficace. Il nous a donc paru important d’analyser d’autres voies nous permettant d’aider à la classification de ces maladies. Le but des projets de recherche est de définir une signature moléculaire spécifique des fièvres récurrentes héréditaires. Contact : Isabelle Touitou ou Sylvie Grandemange
Pharmacogénétique des arthrites chroniques La découverte des voies de signalisation défectueuses dans les maladies auto-inflammatoires a incité les cliniciens à examiner de nouvelles bio-thérapies comme les anti-TNF et anti-IL-1. Elles sont efficaces chez la plupart des patients, mais certains d'entre eux restent réfractaires au traitement ou même développent des effets secondaires. Le but des projets de recherche est d’identifier une signature génétique de la réponse au traitement dans l’arthrite juvénile et rhumatoïde et dans TRAPS par l’analyse de l’impact combiné de 40 polymorphismes candidats. Contact : Isabelle Touitou ou Cécile Rittore |
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