![]() |
Unité médicale des maladies auto-inflammatoires Centre de référence - Pôle de Biologie-Pathologie - CHU de Montpellier - |
![]() |
||
![]() |
![]() |
![]() |
||
|
Accueil
Thématique
Equipe
Diagnostic
Recherche
Publications
Sites Web
Offre de stage
|
||
La thématique Les maladies auto-inflammatoires Le terme de maladies auto-inflammatoires a été proposé en 1999 et regroupe des syndromes inflammatoires caractérisés par un dérèglement de l’immunité innée (absence d’auto-anticorps à titre élevé et de lymphocytes activés) par opposition aux maladies auto-immunes, qui concernent un déficit de l’immunité acquise.
Classification non-exhaustive ( le schéma) 1. Les maladies auto-inflammatoires monogéniques Dix gènes découverts de 1997 à 2009 ( voir liste des mutations sur Infevers) sont responsables d’entités auto-inflammatoires dont on distingue quatre groupes principaux :
2. Les maladies auto-inflammatoires multifactorielles Par exemple, la maladie de Behçet et la maladie de Crohn 3. Maladies dont la composante génétique probable est non identifiée JIA (Juvenile idiopathic arthritis), maladie de Still et PFAPA (Periodic Fever Aphtous Stomatis Pharyngitis Adenitis)
Le système immunitaire met en jeu deux processus complexes et étroitement connectés : l'immunité naturelle non spécifique et l'immunité acquise spécifique. Dès l’apparition dans notre organisme d’un "signal de danger", qu’il soit endogène comme l’ATP ou exogène comme les différents pathogènes (bactéries, virus, etc.), des molécules et des cellules spécialisées appartenant au système immunitaire inné vont être activées, et déclencher une réponse inflammatoire. La plupart des protéines altérées dans les maladies auto-inflammatoires sont en relation avec la superfamille des “domaines de mort” (Death Domain Fold) impliquée dans l’inflammation et l’apoptose. Ces molécules participent à l’activation de NF-kB, l’apoptose et la sécrétion de la cytokine IL-1b par des régulations croisées et quelque fois par des voies de signalisation communes. Bien que des mutations dans ces protéines induisent une augmentation et/ou une sécrétion prolongée d’IL-1b, la cytokine pro-inflammatoire pyogène, les mécanismes moléculaires impliqués sont encore à l’étude.
Clinique (Consultations) Ces maladies sont à l’origine d’un nombre non négligeable de fièvres récurrentes inexpliquées. Elles sont toutes caractérisées cliniquement par des accès inflammatoires récurrents de cause inconnue (non infectieuse, non cancéreuse, non auto-immune). La fièvre souvent au devant de la scène s’accompagne d’un cortège de symptômes plus ou moins constants ou spécifiques associant signes abdominaux, signes articulaires, et signes cutanés. Parfois la fièvre est modeste ou occultée par une symptomatologie plus invalidante comme retard psychomoteur ou déformations osseuses. La recherche de signes pathognomoniques comme l’œdème périorbitaire dans le TNF Receptor Associated Periodic Syndrome (TRAPS) ou le déclenchement au froid dans le Familial Cold Autoinflammatory Syndrome (FCAS) peut orienter le diagnostic mais ces signes sont inconstants. Une élévation importante des marqueurs sériques de l’inflammation : VS, CRP, fibrinogène est constante mais non spécifique. Il est donc souvent difficile de poser un diagnostic fin entre les différentes entités nosologiques sur les seuls arguments clinico-biochimiques. L’enjeu de poser un diagnostic précis est pourtant majeur car le pronostic des maladies auto-inflammatoires est différent d’une affection à l’autre, le risque le plus vital étant représenté par le développement d’une amylose rénale pouvant atteindre 60% des patients non traités. Le traitement varie lui aussi et doit être ciblé sur la voie physiologique altérée pour être efficace : par exemple : anti-TNF (Ethanercept) dans le TRAPS ou anti-Interleukine 1 (Anakinra) dans le groupe des CAPS (Cryopyrin Associated Periodic Syndrome). Diagnostic (voir aussi) L’identification des gènes impliqués dans les maladies auto-inflammatoires héréditaires a permis le développement de tests diagnostiques spécifiques qui ont révolutionné la prise en charge de ces patients qui erraient souvent des années avant de trouver un soulagement à leur souffrance au prix parfois d’explorations biopsiques ou même chirurgicales inutiles, appendicectomie pour la plus fréquente. Cependant il est probable que ces maladies présentent un tableau clinique et génétique beaucoup plus complexes qu’initialement anticipé. En effet, plusieurs des mutations connues sont peu pénétrantes (absence de signes malgré la présence de la mutation) ou au contraire absentes chez des patients avec une symptomatologie typique d’une maladie. |
||
![]() |
![]() |
|